l’Institut Orthopédique de Sées 1912-1948

 

1-institut orthopédique sées

En 1912, le Docteur Henri Lelièvre, rentre à Sées, après des études médicales à Paris et un stage d’Internat à l’hôpital maritime de Berck, où il se passionnera pour les patients atteints de maladies osseuses.  Il souhaite proposer les mêmes traitements en Normandie,dans sa ville d’origine. Il pense que l’air vivifiant de la ville de Sées, proche de la forêt d’Ecouves, et l’héliothérapie seront excellents pour les patients.   

 A la sortie de la ville, la communauté des Sœurs de La Providence dispose de locaux inoccupés . Avec l’appui de Mère Marguerite Vivien, la Supérieure de l’époque, il va ouvrir un Institut orthopédique, qui recevra à la fois des malades marchant difficilement et d’autres immobilisés.Des religieuses prennent la responsabilité de ce nouvel Institut et  assurent les soins.

  Le 21 juillet 1913, une première petite fille de 8 ans ½, atteinte du mal de Pott, consulte le Docteur Lelièvre. Les malades accueillies ensuite présentent des déformations osseuses congénitales ou acquises,  des scolioses, des pieds-bots …

Trois mots caractérisent les traitements pratiqués à Sées, à l’instar des meilleures techniques de l’époque : immobilisation – héliothérapie – gymnastique.

On distingue 2 catégories de malades : les » brancards » et les « marchantes. »    Pour ne pas décevoir l’attente des jeunes et de leur famille, le Docteur prescrivait d’emblée une longue immobilisation.

Les petites malades bénéficient d’un cadre de vie agréable et elles reçoivent une éducation scolaire et religieuse.

 

 

Pour que la Province ne prenne du retard sur la capitale,  un collègue, ami d’Henri Lelièvre, lui aussi ancien de Berck,  le docteur Jean-Charles Denet, vient régulièrement mettre son ami au courant des avancées du service d’Orthopédie de l’hôpital des Enfants malades à Paris.

Le Docteur Lelièvre décédera le 17 avril 1915 à l’âge de 32 ans, 6 mois après son épouse.

  L’Institut orthopédique n’ayant plus de chirurgien. Madame Lelièvre, la mère d’Henri, fait appel au Docteur Denet. Il ne souhaite pas s’installer à Sées,  mais accepte d’être présent le temps de trouver un remplaçant. D’autres médecins, tels le Docteur Ducros, de Sées, ou le Docteur Donck, venu de Belgique, et le Docteur Gevraise prendront son relais.

Le 14 juin 1940, l’institut est bombardé. Cinq fillettes et une religieuse meurent sous les décombres. Les graves dommages subis par l’Institut au cours des bombardements amènent au transfert des services dans une propriété de la Congrégation de la Providence, à Juvigny-sous-Andaine près de Bagnoles de l’Orne. Ce transfert va permettre un développement devenu indispensable compte-tenu des nombreuses demandes d’admission non satisfaites faute de place.   

source : http://www.laclairiere.asso.fr/wp-content/uploads/2011/09/Historique-Association-Marie-Ange-MOTTIER.pdf

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